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ToggleLe bien-être en scolarité : n°1 « la confiance en soi »
C’est un thème qui me passionne. En tant que Naturopathe, j’ai reçu des élèves, des
enseignants, des parents … Tous en souffrance, ils développaient les symptômes et
manifestations dus au stress qui les envahissaient.
Le bien – être en scolarité semblait alors utopique ou alors à la limite d’un énorme mensonge.
J’ai alors croisé les témoignages de mes patients avec mes nombreuses lectures sur le sujet. Parmi elles, une citation a retenu mon attention.
« Nous passons 15 ans de notre vie à l’école et pas une fois on nous apprend la
confiance en soi, la passion, l’amour qui sont les fondements de la vie. »
L’auteur de cette citation avait, dans ces débuts, connu un parcours scolaire
chaotique. Pourtant, il s’agit du célèbre scientifique A. Einstein. Ici, il pointe du doigt
les lacunes et dysfonctionnements du système scolaire de son époque et
malheureusement ce dernier n’a que très peu évolué de nos jours.
LE BIEN-ÊTRE EN SCOLARITÉ : LA CONFIANCE EN SOI
Dans son livre, Estime de soi, confiance en soi, la psychothérapeute et
enseignante Josiane de Saint Paul la définit ainsi :
« La confiance en soi est le sentiment qu’éprouve celui qui sait qu’il peut compter sur
lui – même pour faire face aux circonstances et aux défis de la vie. »
Cette notion, qui fait partie du développement personnel, n’est toujours pas
inscrite aux programmes de l’Éducation Nationale. Elle n’est pas non plus présente
dans le cursus de formation des enseignants.
Alors comment pourraient – ils enseigner ce qu’ils n’ont pas appris ? Á moins qu’ils
ne se penchent personnellement sur la question.
Le bien-être en scolarité : en réalité, c’est l’équipe parents – enseignants qui peut en construire les bases.
Tout d’abord, c’est à la maison qu’elle se construit, elle se développe dès
l’enfance. C’est important car un enfant qui a confiance en lui croit en ses capacités
de réussir.
Á l’école, l’enfant, le pré – ado, l’ado peuvent conserver ou perdre cette
confiance en lui. Si les activités qui leur sont proposées sont adaptées à leurs
capacités et représentent un défi qu’ils peuvent surmonter, ils pourront développer
leurs habiletés et se sentir compétents.
Le bien-être en scolarité : ceci leur apportera fierté et confiance.
Dans le cas contraire, l’apprenant quel que soit son âge peut se sentir incompétent et perdre la confiance qu’il avait. Des activités trop difficiles ou un manque d’encouragement en seront la cause.
Une autre façon de fortifier ou de restaurer la confiance en soi chez un être quel que soit son âge est de lui permettre de se connaître. Qu »il s’agisse de ses forces ou de ses faiblesses il pourra réagir en conséquence.
Des chercheurs américains spécialisés en P.N.L (Programmation Neuro –
Linguistique) ont découvert l’existence d’un système que l’être humain mettait en
place lors de la perception d’une expérience. Ils se sont alors aperçus, qu’en premier lieu, les cinq sens étaient mobilisés.
Le bien-être en scolarité : ceci implique que chaque individu possède un système de représentation mentale différent.
Trois modes ont été identifiés (V.A.K.) : Visuel, Auditif, Kinesthésique. Ce
dernier regroupe l’olfactif et le gustatif. Chaque mode est aussi appelé canal vectoriel
principal. Ces trois modes se reflètent dans notre langage tant verbal que non –
verbal mais aussi dans notre personnalité.
Par exemple un visuel emploiera des termes et expressions tels que : voir,
considérer, clair comme de l ‘eau, limpide…tandis que l’auditif emploiera des mots
comme : écouter, entendre, de plein les oreilles, accorder…
Le kinesthésique quant à lui préférera des mots et expressions tels que : sentir, s’emparer de, tourner autour du pot… Il faut souligner que de nombreuses personnes sont dotées d’un ou plusieurs modes de perception / canaux vectoriels
Quel rapport avec l’école ou avec la confiance en soi me demanderez –
vous ? Tout d’abord, la P.N.L. et plusieurs de ses découvertes entrent dans la
pédagogie et gagnent du terrain. Elles peuvent, à condition d’être judicieusement
présentées et / ou utilisées, booster la confiance en soi d’un enfant.
Pour l ‘enfant, c’est une découverte : il comprend progressivement la façon
dont il « fonctionne ». Guidé par un adulte formé à cette pratique, il repère quel est
son mode de perception privilégié :
Le bien-être en scolarité : est – ce qu’il préfère voir pour apprendre ? Il est Visuel,
Le bien-être en scolarité : est – ce qu’il préfère entendre pour apprendre ? Il est Auditif,
Le bien-être en scolarité : est – ce qu’il préfère imiter, mettre en pratique pour apprendre ? Il est Kinesthésique.
Toutefois, l’école n’offre pas toujours les conditions optimales pour éveiller la
confiance en soi. Certaines classes sont surchargées ou rassemblent des enfants de
niveaux trop différents. L’enseignant doit alors tout concilier pour que chacun puisse
suivre.
Il jongle entre ceux qui s’ennuient, se démotivent et risquent de perturber l’ordre de
la classe et ceux qui se désespèrent, perdent confiance et se rebellent.
Dans les deux cas l’effet est désastreux : l’atmosphère est perturbée, l’apprentissage
est compromis. Ici, ni les élèves ni l’enseignant ne sont conscients de l’importance de
la confiance en soi.

Le bien-être en scolarité : un article des Nations Unies intitulé L’importance de la confiance en soi, nous pouvons lire ceci :
Le bien-être en scolarité : « Les enfants confiants prennent des décisions constructives et informées. »
La définition qu’ils en donne est la suivante :
« la confiance en soi permet d’avoir une vision réaliste de nos capacités. Croire en
nos capacités permet de mieux gérer nos émotions et atteindre nos objectifs.
Avoir confiance en soi est bénéfique pour la santé mentale, la réussite, la prise de
décision, la résilience 1 . Pour avoir confiance en soi, il est essentiel de ressentir
pleinement les émotions. »
Cette définition souligne un nouvel aspect de la confiance en soi : les émotions. Peu
considérées dans le monde cartésien dans lequel nous vivons, nous avons tendance
à les mettre de côté pourtant elles nous « aident à identifier nos besoins pour pouvoir
les satisfaire. »
Ceci laisse songeur car combien d’enfants refoulent leurs larmes ou taisent leurs
craintes de peur des moqueries de leurs camarades ou des reproches d’adultes
agacés. Ce qui crée de la frustration qui peut dégénérer en agressivité. Le bien –
être est encore bien loin.
Le bien-être en scolarité : une capacité à surmonter les chocs traumatiques.
